mardi 29 septembre
Можно я Вас поцелую ?
J'aime la fac, c'est dingue comme j'aime ma fac, alors que je râle tout le temps, que les bus blindés sont gonflants, que la scolarité est jamais ouverte comme il faut, que l'organisation est pourrie. J'aime être avec elles et qu'on se fasse affiché dans la b.u parcequ'on rigole trop fort, ou dans le bus parcequ'on gueule, et j'ai aimé ce premier cours de monsieur B. sur la dépression, putain je veux être psychologue, il faut que je le sois, je ne veux rien d'autre, il le faut. Même le cours de neuroanat était cool putain, trouvé un cours de neuroanat cool c'était inespéré. Il faut que j'y reste dans cette troisième année. Les résultats sont pas encore affichés, on rode dans les couloirs, ça commence à être lassant, demain peut être. Et demain je loupe peut être monsieur Garcia et ça me fais chier, je dois aller bosser, il me fera bavé cette année encore.
Je suis angoissée. Ca me saoule. J'ai mon train à 19h, j'ai fini mon bouquin, mon ipod a pu de batterie, je vais compter les moutons. Et rêver.
Rédacteur en chef de la homepage d'msn today =D (oui je note ses mots à la virgule près j'ai que ça à faire, je l'aime <3)


"Après on a fait un p'tit sujet sur les pestes des séries télé. Alors y'en a beaucoup qui se bousculaient au portillon j'ai envie d'dire, parceque y'a beaucoup de pestes dans toutes les séries télé, mais celles-là particulièrement sont pas mal."
"Sport, y'a les sports les plus déjantés. Parceque moi j'suis pas sport du tout j'pense que vous l'avez remarqué, on met un gilet hyper épais faire genre que j'suis musclé parceque y'a rien."
"Mais pas du touuut! Mais c'est la blonde qu'étais call girl, bon la blonde-rousse quoi."
"Après un p'tit truc obligatoire, ça c'est la petite rubrique femmes, sur Madonna, bon parcequ'elle m'a tout pris, donc jai voulu tout lui redonner en lui faisant cette chance d'avoir une visibilité sur la homepage d'msn aujourd'hui."
"Merci monsieur Citroen!"
"Après finances. Très intéressant aussi. J'vous l'ai dit hein, la crise la crise la crise, ouais, mais on peut aussi gagner de l'argent sans rien faire, ça existe. Soit faut être chanteur, vous vendez pas de disque et vous êtes ruiné et puis tout va bien, c'est la crise vraiment, soit vous gagnez de l'argent et vous relisez bien la petite rubrique msn qui est très intéressante."


"Bon je reviendrais assez régulièrement parceque je sais j'vais vous manquer terriblement, mais... c'est comme ça, c'est la vie ! Et puis ben voilà, moi j'suis bien, j'monopolise le truc, comme ça je n'vous lâche plus, et voilà ! "
...
lundi 28 septembre
Mauve.
La rentrée. Debout dans le train vingt deux euros l'allée retour. L'amphi Levi-Valensi. Les premières années qui débarquent la queue entre les jambes et le dos vouté. Je me sens grande. Pourvu que je ne retombe pas. Monsieur S. en amphi et son cours soporifique. Organiser notre première soirée de l'année jeudi soir. Bon des croque monsieur ou des pizzas. Le moins cher c'est les pizzas. Pourquoi tu met de la crème fraiche sur les croques monsieur. Ca revient moins cher si on en met pas. Et des frites. Soit des croques soit des frites yo pas les deux. Bon les frites. Oh ou une soupe. Et on mange liquide. Des pates comme d'hab ça sera bien. Et beaucoup de vodka, beaucoup de tequila, sans oublier un citron. Ramenez vos fonds de bouteilles. On va chez Ju, après on ira en boite à la zinzin STAPS, et j'ai jamais fait de zinzin, et Yo dit que les STAPS c'est assez hard. Le cours d'ethno psycho j'sais pas quoi. On s'endort. Les textos que mélo envoie groupé avec des blagues vaseuses sur sarko. Nous toutes accrochées à nos portables. On ne suit plus rien. J'ai les yeux qui piquent. Et puis j'ai ma place pour le sept mai à Lille. La grande méchante fosse qui fait peur et le petit con au milieu qui fera pleurer. Moi aussi je veux des clavicules saillantes. Des cuisses vides. Des remarques blessantes. Sentir mon ventre qui ronfle et qui se creuse. Des cachetons, encore et encore, avaler, délirer, et étaler. De la confiture.

dimanche 27 septembre
Я тебя люблю




J'étais là.
Découvrez la playlist Jukebox avec Christophe Willem
vendredi 25 septembre
Dessous.
Ça déborde souvent ces temps-ci. Je ne parviens plus à contenir les larmes à l'intérieur, j'ai envie de les laisser me briser, j'ai envie de craquer, de tout lâcher, de dire merde, tout le temps s'efforcer à se tordre le dos pour se tenir droite, se faire du mal pour avoir l'air d'aller bien, non c'est bon j'ai trop donné. Quand je suis toute seule je craque un peu et ça fais carrément du bien.
Ce matin je voulais m'arracher les seins dans la glace. C'est tellement chiant parfois de ressembler à une fille. D'autre fois j'aime bien, mais pas sur moi. J'aimerais ne pas en avoir. Me bander la poitrine. En ce moment j'ai des seins et ça me gave. Je ne rejette pas le féminin, je met des jupes et des talons mais mes hanches, mes cuisses, je trouve ça tellement flippant de ressembler à une maman. Tout le monde n'a que le mot sexy à la bouche, je n'ai pas envie d'être sexy ou de faire ma pauvre fille qui a des petits seins et qui assument pas, j'assume pas d'en avoir, même des petits, ça me gave, faites les moi disparaitre. J'aimerais être plate de partout. Découper mes cuisses. Tailler mes hanches. J'ai repris du poids depuis que je remange et ça personne ne se gêne pour me le rappeler. Avant on me disait que j'étais mince, et puis j'ai fini par être "trop" maigre, et maintenant qu'on ne me dit plus rien: Ahah. Mes petits seins qui débordent, quelle belle image ! Je ne suis pas normale et je vous crache votre banalité à la gueule. Et je vous crache vos fausses phrases toutes faites.
Tout tourne à l'envers, je fais mon éponge j'en ai rien à foutre je peux pas laisser les gens que j'aime à côté comme-ci ça n'existait pas, je suis déjà bien assez égoïste dans d'autres occasions. Peut être que je serai déçue. Mais avec le temps tout passe.
J'ai fini les examens. C'est pas le grand soulagement car je m'attends au pire. Lundi rentrée en 3 ème année alors qu'on ne sait même pas si on va y rester. Je pense le savoir dans deux semaines. Deux semaines de 3 ème année pour ensuite reculer et revenir à la case départ ? Ca fait chier. Je suis pas très croyante, je crois en pas grand chose, mais je prie quand même. Si je ne vais pas en troisième année je déclare forfait, je m'effondre, je tombe. J'en supplierai le bon dieu pour l'avoir ma putain d'année, je promettrais de travailler bien comme il faut, de faire des efforts, de corriger mes défauts. Mais est-ce que tout ça suffira.
Je dois y aller, papa maman vont arriver, on va à la soutenance de thèse de ma petite cousine en fac de médecine, je n'ai pas très envie de sourire pour dire bonjour à des gens de ma famille, même si c'est cool de les voir quand même.

Berck sur mer quel pitoyable nom. Mais c'était bien.
Demain 26 septembre je passe à la télé =)
"Vos chanteurs préférés" France 2, 20h35, je suis à coté de la fille avec le t-shirt vert flashy, au 2 ème rang, derrière ce gros con d'Obispo ^^ (ou derrière Christophe Willem remarque ça marche aussi...)
jeudi 24 septembre
La faim. La fin.
Lentement, elle m'étreint, me serre. Je plonge. Elle m'obsède, l'angoisse. Bientôt il n'y a plus qu'elle, tout autour, ses doigts se serrent autour de mon cou, j'enfonce un des miens au fond de ma gorge. La glotte. La langue. Penser à bien déglutir. Penser à bien mâcher, prendre son temps, couper de très petit morceaux de viande, il n'y a jamais trop petit, si petit qu'on a pas le temps d'en sentir la texture, mastiquer, encore, et puis avaler d'un coup sec. Ou recracher dans un coin de mon assiette. J'ouvre la bouche en grand devant le miroir et je n'y vois rien. Etouffer, Tourner en rond, tourner mal, et finir par avaler un cacheton en cachette, allez encore un, juste un, et tout sera terminé. Je fais comme ci j'étais forte, que c'était fini cette histoire, mais elle est là la salope, et elle me souris sournoisement, elle guette chaque petite blessure pour se glisser en moi, elle fais partie de moi et je l'aime parcequ'elle me fait gouter chaque seconde où j'ai cru mourir au bonheur d'être en vie.

Je ne fume pas, j'illustre.
Je ne vais pas mal, j'essaye d'aller bien.
mardi 22 septembre
Des dates !


Que je prévienne tout de suite, avril-mai-juin je suis injoignable je suis très prise, si je ne suis pas en concert je serai sur le forum en train de scruter les CR donc ça revient au même :)
A moi Lille, le 7 mai, Paris le 18 mai, et puis Amiens Zénith, Amiens Cirque (pourvu), Paris la Cigale, et j'en passe ! A moi les trains, les routes, les hotels, les attentes interminables devant les salles de concerts, la terrible fosse, les malaises ^^
7 petits mois.
Minuit quarante huit.

Je viens de terminer Skins. Fini. =(
J'ai avaler les trois derniers épisodes d'un coup sans respirer. Et je n'ai pas verser une larme. Pour la première génération des skins avec Cassie, Sid et compagnie il aura fallu deux saisons, alors j'attendrais sagement la quatrième saison et le temps de rebondissements qu'il mériterait d'y avoir quand on voit quel bordel il reste dans leurs relations même au dernier épisode.
Le tournage de la quatrième saison aurait débuté en juillet... Pfiou.
Je veux pas dormir. M'endormir. Éteindre la lumière. Il est pas là. J'aime pas.

lundi 21 septembre
Détour.
Comme je vous déteste. Vous, les gens. Une poignée infime me rend heureuse, un peu, et suit le fil et puis c'est tout, sans que j'ai besoin de me poser mille pourquoi - comment. Et les autres. En équilibre, avec la balance qui penche tout le temps, sera, ne sera pas, je suis sotte et naïve, je ferai tout pour y croire à mes amitiés fragiles, je les entretiens dans du coton, je les enveloppe de mes deux bras, et puis des fois je tombe et je me dis mais quelle conne.
Je ne mérite pas ce que vous me faites, je ne joue jamais, et vous me trainez derrière, toujours derrière, c'est bien d'avoir une petite faible dans les pattes ça peut s'avérer utile. Je ne suis ni une machine à fric ni une machine à sentiments, quand on me blesse ça reste, la colle ni fait rien, les morceaux sont cassés, les fêlures sont là, et quand je dis que je suis triste et que ça ne va pas du tout, que ma tête se cogne bien trop souvent contre les murs, que je saigne des larmes, j'attends un truc, un geste, un mot, je n'attends pas un bout de phrase qui reste à côté, mes textos quand on les reçoit on les reçoit entiers, mes phrases ne se gomment pas elles existent, moi aussi je suis égoïste et j'ai besoin de preuves d'amour, et moins vous ne m'en donnez plus je vais vous en réclamer. Pourquoi on ne parle pas plus, pourquoi tout reste en surface. Pourquoi on ne se dit pas je t'aime quand on le pense si fort. Pourquoi on parle du beau temps à la con alors que tout le monde s'en branle parfaitement si demain il pleut. Pourquoi on est coincé du cul quand il s'agit de dire ce que qu'on ressens. J'ai envie de parler de ce que je ressens, je passe mes journées à décrire ça, et là ce que je ressens c'est votre putain d'indifférence, l'éloignement, j'ai tellement voulu partager des choses, mais tout reste suspendu, et mes maux de néant.
Je l'ai croisé en voiture. Je rentrais de la fac à pied, j'ai été plus vite que le bus même. Et il m'a fait un misérable petit signe de la main en passant, je lui ai fait quoi moi ? On se cachait dans le grenier ou dans les petites cabanes du jardin et on se faisait peur, on jouait à des jeux de société bizarre ou on regardait des films dans la petite pièce, il me parlait de l'armée, il ressemblait au petit garçon de Maman j'ai raté l'avion, on l'a toujours dit, on bouffait des drôles de glaces avec des vers de terre fluorescents à l'intérieur, et on balançait les cotillons au dessus des parents au jour de l'an, on était des gosses, il ne me reste plus que ça de mon cousin.
Maman a du aller lui parler aussi. C'était aujourd'hui. Il y a deux jours elle pleurait d'angoisse. Mais il le fallait. Je ne vais pas l'appeler pour lui demander comment ça c'est passé, évidemment que ça c'est mal passé, c'est évident. Peut être que ça l'a fera réagir. Peut être qu'un jour on relancera des cotillons tous ensemble même si je suis trop grande pour croire à ces choses là.
*
Samedi le boulot c'est passé. Dimanche on est aller chez Nathalie, y'avait aussi David et Céline et on a manger dehors sous deux vieux draps avec des verres de couleurs. Comment décrire autrement quand j'aime. Les pavés coloriés de la cathédrale d'Amiens. Et son jardin peuplé de bambous. On est resté à Amiens avec Cyril, le café m'a aidé a tenir pour réviser et travailler mon enquête sociale. Et puis ce midi Cyril est rentrait dans l'Oise, tandis que je suis ici à tergiverser cent fois pour un grand ensemble de bricoles. Quand il est là je suis quand même mieux. Quand même plus stable et ça fuse moins, c'est moins fatiguant.
J'me sens pas unique dans un grand tout.
L'être un peu. Pour quelqu'un. Les néons de l'amphi vide à la fac font des bruits diaboliques. J'ai pas réussi et j'ai pas loupé non plus. J'avais appris. J'étais seule, sans les filles, c'est différent quand je suis seule je souris moins forcément, ou à mon cousin qui passe en bagnole à la rigueur...

Agy as MJ
Ah et cette nuit. Amiens est peuplé de cas soc' c'est pas possible. Vers 2h, on dormait la fenêtre ouverte et une nana à l'arrêt de bus avec son mec et une autre nana qui n'arrêtait pas de gueuler, bourrés peut être, elle lui disait me retape pas, blablabla, et nous on gueulait par la fenêtre pour qu'ils se taisent, jusqu'à ce que la nana hurle et le mec donne un énorme coup je sais pas trop dans quoi, et là Cyril s'est é-ner-vé ! j'adore. Il a dit on va appeler les flics blablabla, il a dit au mec qui devenait légèrement insultant qu'il allait lui péter la gueule si il voulait etc, jusqu'à ce que sa gogolle de copine simule un malaise et se retrouve sur le bitume, et moi oh qu'ils crèvent tous qu'on puisse dormir, et ça a fini qu'ils sont partis, de toute façon ils seraient restés ils se seraient réellement pris une bassine d'eau glacé sur la tronche. Comme dit Cyril, bande de fainéants, y'en a qui travaillent. Mon amour <3
vendredi 18 septembre
Ca y eeeest on y eeest ! Presque !

=D
Boyfriend.

Mes adorables derbies Steve Madden ♥ achetées à NYC
(il leur fallait bien un article entier)
"It's an Oxford, it's a boyfriend shoe, it's the Melin!Look like a
schoolboy in black, a hipster in fuschia, a glitter girl in silver, and
a Wall Streeter in brown.Wear this one with boyfriend or super skinny
jeans everywhere you go!"

(bon elle on s'en fout de savoir qui c'est, elle a joué dans une série que je connais pas, mais elle a mes chaussures quoi ^^)
Et mon Agy ♥